La plante du mois : le romarin (rosmarinus officinalis)

romarin fleuri
02/03/2017

Le romarin fait encore partie de la famille des labiées au même titre que le thym. Le rapport de ces plantes avec la chaleur les indique spécialement pour ces saisons hivernales où grippe, gastro, fatigue ont la part belle. La nature calorique des labiées s’exprime particulièrement par la formation de substances spéciales, ignées-aromatiques, qu’on appelle les huiles éthériques (essences). Ce sont des substances qui veulent, en quelque sorte, devenir de la chaleur. La chaleur les a transformées à son image. Ce sont des matières très volatiles passant rapidement de l’état liquide à l’état gazeux, s’allumant facilement et brûlant avec une flamme brillante. Leur vapeur est transparente, elles laissent la lumière les traverser, lui prennent ses radiations chaudes et la rejettent claire mais froide (phénomène de « diathermie ». Elles ne se dissolvent ni dans l’eau ni dans le minéral, mais elles dissolvent certaines substances qui doivent leur existence, comme elles, aux actions caloriques : les cires, les résines, les corps gras. Les essences sont très riches en hydrogène, celle de romarin est la plus hydrogénée que l’on connaisse, et l’hydrogène est la substance terrestre la plus apparentée avec la chaleur.

Le romarin a un aspect rappelant un résineux, avec ses feuilles vertes rétrécies en aiguilles, sa forme ramassée pleine de vigueur et de tenue. Dès la sortie de l’hiver et même un peu en hiver, il se couvre de fleurs bleu ciel, groupées en faux épis à la pointe des pousses. Mais le soleil estival le trouve raffermi et presque rigide. Son parfum est igné et sévère, fortifiant pour la conscience, réconfortant.

romarin en fleur

En usage interne : Le romarin a un effet bienfaisant quand on est menacé de syncopes, ou dans les états d’épuisement dus à un surmenage intellectuel. I active les processus sanguins dans les cas d’anémie, menstruations insuffisantes et troubles de l’irrigation sanguine. IL agit bénéfiquement dans le cas de fatigue morale et de choc émotif.

Le romarin est digestif et sudorifique, agit dans le cas de crampes et rend des services dans le cas d’épilepsie. Il combat le diabète sucré, est très utile dans le cas d’insuffisance hépatique et de cholécystite. On doit l’utiliser dans les convalescence et c’est une excellente tisane pour remplacer le thé ou le café du matin. Alors n’hésitez pas à en boire surtout pendant ces périodes de frimas.

En usage externe : la décoction de romarin (dans du vin) s’emploie en compresses chaudes sur les foulures, entorses et contusions. On peut l’utiliser aussi en lotion sur les ulcères et la gale. En gargarisme, il est efficace contre les aphtes ( mélangé avec la sauge) et les maux de gorge.

Dans la cuisine : C’est un excellent aromate des viandes, du gibier et des poissons. Il parfume agréablement les ratatouilles mais attention à l’utiliser en petites quantités, son arôme prononcé prend beaucoup de place.

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